« À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion » - Harold Laswell, spécialiste des médias. Par Julie-Maude Beauchesne Journaliste Chaque jour, nous nous formons des opinions, sur notre nouveau voisin, sur de nouveaux produits, sur les candidats aux élections, sur des découvertes scientifiques, les religions et croyances et sur ce qui se passe ici et ailleurs. Bref, on peut facilement dire que l’être humain en est un d’opinion. Lorsque vient le temps de construire notre réalité, nous sommes tous submergés d’informations diverses. D’une part, nos informations proviennent de notre expérimentation directe, donc de nos cinq sens, et d’autre part, de l’expérimentation indirecte, c'est-à-dire d’une source d’information tierce : nos proches, nos voisins, nos collègues, et dans la majorité des cas, des médias. Notre cerveau collige toutes ces informations, lesquelles nous sont ensuite très utiles lorsque nous portons un regard sur le monde. Et hop! Tout ceci est analysé et devient ce que nous pensons être notre réalité. Et voici que se pointe à l’horizon une question de taille : sommes-nous sûrs de ce qu’est notre réalité, de ce qui est vrai et juste, ainsi que de ce qui ne l’est pas? De tous les sujets sur lesquels nous nous formons une opinion, quelle proportion provient de notre expérience directe par rapport à notre expérience indirecte, c'est-à-dire d’informations provenant de ce que disent les autres, et dans la majeure partie des cas, des médias?
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| Manipulation médiatique: et si c'était vous?
Depuis plus de 15 ans, les Raëliens du Canada et de l’Europe francophone sont victimes de diffamation, de violation de leur vie privée et d’incitation à la haine de la part des médias. Et lorsque les Raëliens ont porté plainte pour faire respecter leurs droits fondamentaux, ils n’ont pas reçu l’appui des institutions juridiques et gouvernementales devant les défendre.
Ce refus d'assistance récurrent des autorités a attiré l'attention de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la Liberté de Religion ou de Conviction, Asma Jahangir, qui a accepté de recevoir notre délégation à Genève, le 24 juin prochain, afin de recevoir le dossier de plaintes cumulant plus de mille pages!!!
Les médias ont multiplié ces dernières années les campagnes de désinformation dans un seul but : détruire la réputation des Raëliens. Cependant, ils ne sont pas les seules victimes de la médisance médiatique: les groupes religieux, sociaux, politiques et des individus dont les idées ne sont pas celles de la majorité et des élites, se retrouvent aussi dans la mire. Rien ne garantit que vous ne serez pas la prochaine victime d’une campagne médiatique!
Notre Mouvement de résistance, le MORÉCOMP, vous invite donc à venir défendre les droits qu’a chaque être humain de partager ses idées et de vivre sa spiritualité, en prenant part à l’une des deux manifestations organisées par les Raëliens, des deux côtés de l’Atlantique:
À GENÈVE (Suisse) : Le 24 juin, une manifestation silencieuse aura lieu devant les bureaux de l’ONU, à 16h30, à la place des Nations, Avenue de la Paix 8-14.
À MONTRÉAL (Canada) : Le 26 juin, une grande marche sera organisée dans les rues de la métropole québécoise. Le point de rendez-vous est au coin des rues Peel et Ste-Catherine, à 10h30 le matin.
Vous pouvez tous vous sentir concernés!
Il est largement admis en psychologie actuellement que la majorité des comportements que nous adoptons dans notre quotidien sont conditionnés par les événements passés, qui ont pu être douloureux ou magnifiques, et par notre éducation. Nous devons toutefois être conscients que ce processus existe non seulement au niveau individuel, mais aussi au niveau social à l’échelle des populations et être conscient du danger que cela représente, car c’est ce qui crée les racismes, les haines et les discriminations. | Pour connaitre l'ampleur de la discrimination subie par les Raëliens depuis 15 ans, le MORÉCOMP vous invite à regarder attentivement la vidéo ci-dessous:
Les Raëliens de France, Suisse, Belgique et du Québec ne croient plus en leurs propres institutions et ont décidé de déposer 25 plaintes le 24 juin prochain auprès de Mme Asma Jahangir qui a accepté de recevoir la délégation de guides évêques venus de ces 4 pays. La délégation Raëlienne sera accompagnée par Willy Fautré, président fondateur de Droits de l'Homme Sans Frontières. Au fil des années, c’est un épais dossier qu’ils ont accumulé, fait d'emplois perdus, de gardes d'enfants retirées, de ruptures de contrats professionnels, de dénis de justice scandaleux, d'ostracisme, d'interdictions policières spécifiques et arbitraires, d'insultes, de diffamations et d'injures publiques, d'agressions verbales et physiques, dans tous les cas pour l'explicite et avoué motif qu'ils sont raëliens et parce qu'un climat médiatique et politique (notamment en France) donne pleine licence à la négation de leurs droits au prétexte qu'ils seraient membres d’ «une secte dangereuse». «Cette appellation aussi péjorative que gratuite est dénuée de définition objective et trop souvent prétexte à l'arbitraire» déclare Daniel Chabot, professeur en psychologie au Québec qui conduira la délégation d’évêques Raëliens. «Sociologues universitaires et spécialistes des minorités religieuses l’ont maintes fois critiquée mais il est tellement confortable d’avoir un bouc émissaire qu’aucune autorité médiatique ou politique n’ose dénoncer l’évidente discrimination que nous subissons». «Nous sommes confiants que L'ONU dont la mission comprend la protection des Droits de l'Homme, va prêter une oreille attentive et impartiale à notre plainte» ajoute Chabot. La France, la Belgique, la Suisse et le Canada sont tous des États membres de l'ONU et du Conseil des Droits de l'Homme (sauf la Belgique) dotés d'une constitution qui les engagent à respecter la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, dont notamment ces articles 18 et 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 qui semblent malheureusement tombés en désuétude.
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